Ange noir

Ange noir
Ils nous attendent pour nous emmener dans
les jardins desunis.
Savez-vous la paleur et les frissons impudiques
de la mort qui vient à une heure étrange
sans être annoncée, sans être escomptée
comme un invité effrayant et trop amical qu'on
aurait pris dans son lit.

# Posté le dimanche 06 mai 2007 12:54

Solitude

Solitude
Il n'y a rien de plus terrible que de vivre dans la solitude, d'être seul, sans personne à qui parler.

# Posté le lundi 07 mai 2007 04:15

Ange

Ange
La mort fait de nous tous des anges
et nous donne des ailes
là où nous avions des épaules
douces comme des serres
de corbeau.

# Posté le lundi 07 mai 2007 04:15

...

...
Avant que tu ne sombre dans l'inconscience
je voudrais un autre baiser,
une autre chance eclair vers la felicité,
un autre baiser, un autre baiser.

Les jours sont clairs et remplis de peine.
Enveloppe-moi dans ta douce pluie,
Cette fois ou tu est parti fut trop insoutenable,
nous nous retrouverons, nous nous retrouverons.

Oh dis-moi ou se trouve ta liberte,
les rues sont des champs qui ne meurent jamais,
delivre-moi des raisons pourquoi
tu prefererais pleurer, je prefererais fuir.

Le vaisseau de cristal se remplit,
un millier de garçons, un millier de frissons,
un million de façons de passer le temps ;
quand nous reviendrons, j'enverrais un mot.
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# Posté le lundi 07 mai 2007 04:16

Conte Indien

Conte Indien
Un jour, au Paradis, une jeune déesse, jetant les yeux vers la terre, vit la souffrance des hommes. Émue, elle décida de descendre auprès d'eux et de tous les ramener au Paradis. D'autres dieux, plus âgés, plus expérimentés, essayèrent de l'en dissuader : "Les hommes n'ont pas besoin de paradis, laisse-les donc souffrir !" Mais sa décision était prise: elle irait sur terre secourir l'humanité.

Alors elle descendit et invita tous les humains à repartir avec elle pour le Paradis. Le Paradis ? Tout le monde voulait y aller. Sans exception. Alors l'immense cortège des hommes, suivant la déesse, se mit en route vers le Paradis.

En chemin, ils rencontrèrent des collines, qui devinrent des montagnes. Certains commencèrent à se plaindre : "Nous avons déjà beaucoup marché. Reposons-nous. Ces montagnes sont trop hautes." Certains même se fâchèrent et décidèrent d'arrêter là leur voyage. Mais une immense majorité continua.

Une fois passées les montagnes, ils arrivèrent dans une riche contrée : champs fertiles, troupeaux plantureux, forêts giboyeuses. Et au milieu, une ville prospère dotée de magasins somptueux. "Voilà ce qu'il nous faut !" s'exclamèrent beaucoup. Et ils restèrent là. Mais les autres, encore nombreux, repartirent avec la déesse.

Ils parvinrent alors à une cité ors les êtres étaient tous plus beaux les uns que les autres: hommes magnifiques, femmes merveilleuses ... Dès le premier coup d'oeil, les voyageurs tombèrent amoureux ! Beaucoup s'exclamèrent: "Voilà ce qu'il nous faut: un amant, une amante, l'amour !" Ils décidèrent de se marier et de s'installer dans cette ville. Cette fois, ce ne fut qu'une petite troupe qui décida de suivre la déesse !

Quand les voyageurs approchèrent de la ville suivante, les habitants vinrent au-devant d'eux, engagèrent la conversation et ne tardèrent pas à tomber en admiration devant ces visiteurs inconnus : "Comme vous êtes intelligents, que vous savez de choses, que vous êtes sages ! Restez avec nous, soyez nos maîtres !" Ils acceptèrent tous. Sans exception.

Les dieux eurent un sourire indulgent pour la jeune déesse qui revint toute seule au Paradis.
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# Posté le lundi 07 mai 2007 04:17